Tous les fans de la licence l’attendaient avec une impatience non-dissimulée, le premier opus de Professeur Layton sur 3DS. J’ai eu la chance de me le voir offrir par Nintendo 2 jours avant sa sortie officielle et je dois dire que j’étais surexcitée à l’idée de découvrir le jeu et ses nouveautés.

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Ce qui surprend au premier abord, ce sont les décors et graphismes absolument magnifiques qui mettent encore davantage en valeur l’univers déjà soigné du jeu. Les cinématiques sont bluffantes de par le rendu des couleurs et la netteté des contours.  Les profondeurs de champ sont saisissantes et les différentes perspectives sont mises en valeur par un nouveau système de navigation.

En effet, parmi les nouveautés du jeu, on retrouve des espaces d’exploration plus travaillés avec le zoom (par le biais de la loupe) et la possibilité de “voir le décor derrière le décor”. On se surprendrait presque à regarder par dessus ces derniers car on peut les faire pivoter à l’aide du stylet. De fait, le jeu est davantage immersif. On apprécie également les mouvements de caméra qui accompagnent le stylet lorsque l’on approche les côtés de l’écran, donnant plus de texture aux décors.

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Malheureusement, tout le jeu n’est pas réalisé en 3D et l’on revient un peu trop aisément aux décors plats et “superposés” des autres opus. Heureusement, les effets de crénelage sont très rares et ne gâchent en aucun cas le plaisir des yeux.

Lors de certaines phases de dialogues, les personnages sont entièrement modelés en 3D et sont animés, on les découvre donc sous un autre angle, avec des mimiques faciales notamment, qui leur apportent plus de matière et de personnalité. Le doublage en français est parfait mais malheureusement et une fois encore, l’on se perd parfois dans les dialogues interminables qui cassent un peu le rythme du jeu. L’univers du jeu et la bande son sont toujours aussi enchanteurs et fidèles à l’atmosphère énigmatique et “foraine” du jeu même si les mélodies ne sont finalement pas très variées.

Quelques nouveautés comme le jeu du parcours à cheval au tout début du jeu ou de l’exploration de ruines par la suite laissent apparaître des passages plus épiques ou rythmés qu’à l’accoutumée mais ils sont encore trop rares. De petits jeux viennent toujours s’ajouter au lot d’énigmes comme le robot à diriger dans un labyrinthe, la collection d’objets anciens à récolter, le jeu de la boutique à achalander mais aussi une grande nouveauté : un lapin à dresser pour des tours et des numéros de cirque. Croyez-le ou non, pendant un moment, on se croirait dans un jeu type Petz tellement la réalisation est soignée et l’animal plus vrai que nature.

Seulement quelques énigmes exploitent la 3D, en trop petit nombre, et cela est bien dommage pour un opus exclusif à la portable de Nintendo. Cependant, la perspective a un effet plus que positif sur la résolution de certaines énigmes puisqu’elle nous offre un meilleur angle d’approche et les rend ainsi plus faciles à solutionner.

Enfin, une énigme téléchargeable est également disponible tous les jours pendant un an, soit 365 énigmes supplémentaires pour allonger la durée de vie du jeu.

Concernant l’histoire, on alterne entre l’histoire présente (Une ville perturbée par les agissements d’un mystérieux homme masqué qui transforme les habitants en statues de pierre) et la jeunesse de Layton, 17 ans plus tôt. De quoi en apprendre plus sur notre gentleman préféré et sur son entourage proche : amis, famille, professeurs… et ainsi planter le décor. Le cheminement vers le fin mot de l’histoire se fait plutôt lentement à cause des scènes de retour (pourtant appréciables) et je trouve pour ma part qu’il n’est pas le meilleur de la saga.

Niveaux gameplay, la formule reste la même si ce n’est la présence de la loupe pour naviguer dans le décor et l’énoncé des énigmes qui peut s’effacer d’un simple clic pour profiter au mieux de la présentation globale de chaque énigme (présentée cette fois sous deux angles différents et sur les deux écrans), ce qui est pratique et pouvait poser problème dans les opus précédents.

Je pourrais enfin vous parler des nombreuses énigmes à résoudre et de leur originalité, du scénario quand même intriguant et des indispensables pièces S.O.S mais ce serait mentir.

En effet, hormis le côté 3D du jeu, rien ne le distingue véritablement des précédents et son intérêt réside principalement dans les décors et la beauté des images.

J’ai pour ma part découvert que j’ai fini par me lasser de cette licence à cause notamment d’un rythme général bien trop lent et d’un total manque de dynamisme. Le jeu n’en reste pas moins sympathique mais la licence reste trop sur ses acquis et ne propose rien de vraiment différent ou novateur. Je dirais même qu’elle commence à s’essouffler…

En somme, un opus que je conseille à tous ceux qui ne connaissent pas cette saga mais que je n’ai pas trouvé transcendant autrement que par sa qualité visuelle et graphique indéniable et le travail fourni pour exploiter la 3D à sa juste valeur.