Souvenez-vous, il y a un an et demi, je vous avais brièvement parlé de Gravity Rush, opus sorti exclusivement sur PS Vita. Faute de temps à l’époque, j’avais zappé la rédaction de mon test alors que le jeu aurait très largement mérité un article complet.

Le mois dernier, j’ai eu le plaisir de le redécouvrir sur PS4, à l’occasion de sa sortie en version Remastered sur console de salon et mon engouement s’étant largement confirmé, j’ai décidé de me rattraper et de vous en parler plus en détails.

L’histoire

Gravity Rush est clairement un O.V.N.I. vidéoludique car si son univers combine plusieurs aspects de licences à succès, il reste unique en son genre et surprenant à bien des niveaux. Vous incarnez Kat, une jeune blondinette amnésique, fraîchement débarquée à Hekseville, une ville flottante, accompagnée d’un chat aux pouvoirs étranges qui lui permet de contrôler la gravité et de se déplacer dans les airs.

La gravitéenne découvre qu’une tempête gravitationnelle a ravagé la ville et elle se trouve alors aux prises avec des ennemis aussi nombreux qu’étranges, les nevis. Peu à peu, elle se fera une place parmi les habitants, accomplissant des missions de plus en plus périlleuses pour leur venir en aide et devenir une héroïne à part entière.

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Les décors

Si de prime abord, les quartiers flottants, de large inspiration steampunk, paraissent un peu austères et pas très accueillants, on découvre vite au fil de l’aventure des quartiers animés et colorés, dont on parcours chaque recoin avec plaisir, au son d’une musique tonitruante. Chaque quartier comprend plusieurs niveaux, a ses particularités et sa thématique propre. Kat se met en tête de réunir ces quartiers, dispersés lors d’une tempête, séparant de fait les habitants.

En opposition aux quartiers vivants que sont Vendecentre, Plijeune, Endestria ou Auldnoir, Kat sera amenée, dans sa quête d’identité, à parcourir des lieux moins accueillants, les failles, dont l’univers peut se révéler parfois hostile et quelque peu psychédélique. Ils permettent d’appréhender le pouvoir de gravité de différentes manières et ne sont pas exempts de challenge.

Les quêtes et les défis

S’articulant autour d’une quête principale, le jeu propose également des missions secondaires (on apprécie d’ailleurs que les quêtes vendues à l’unité sous forme de 4 DLC sur l’opus Vita soient intégrées gratuitement dans cette mouture PS4), des défis à relever (vitesse, parcours etc.), des personnages (voyageurs égarés, boss secrets) à retrouver et/ou combattre et des lieux cachés à découvrir.

Ils sont assez nombreux et variés pour tenir le joueur en haleine et ce dernier prendra un plaisir certain à voir Kat virevolter ici et là sur la map. Les défis sont parfois corsés mais on ne rechigne pas à les relever encore et encore pour améliorer son score. Obtenir une médaille d’or ne sera pas toujours aisé.

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Le gameplay

Au niveau du gameplay, le contrôle de la gravité est plutôt basique puisqu’il tient à une touche et au détecteur de mouvement de la manette. Il suffit d’orienter le pointeur à l’écran dans la direction que vous souhaitez pour propulser Kat dans les airs et d’appuyer sur une autre touche pour lui faire rejoindre le sol. De même que pour recentrer la caméra, il suffit d’un simple clic du stick analogique droit.

A mesure de votre avancée dans le jeu et de l’expérience acquise à l’aide de gemmes récoltées ou gagnées, vous pourrez débloquer de nouvelles capacités et des pouvoirs qui vous aideront à venir à bout de vos ennemis et qui vous permettront de planer plus longtemps ou de faire des attaques variées et plus puissantes, notamment pour réussir les défis.

Personnellement, j’ai adoré planer dans les airs, sauter dans le vide pour me rattraper à la dernière seconde avant de toucher le sol et parcourir les quartiers en long, en large et en travers, usant même de la 3D de ma TV pour un rendu encore plus bluffant. Les graphismes le permettent sans mal puisque même passés sur grand écran, ils restent très jolis à regarder.

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La vitesse et la hauteur sont rapidement grisantes et on retrouve ce sentiment dans les combats à distance qui ressemblent parfois à des chorégraphies tourbillonnantes. Ce mode de déplacement en fait vraiment un jeu à part et c’est ce qui m’a séduite dès les premières minutes.

L’adresse et l’esquive seront nécessaires pour venir à bout d’ennemis toujours plus imposants et complexes au fil des chapitres, mais rien d’insurmontable dès lors que l’on a saisi la mécanique du jeu.

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Si l’on ajoute à tous ces points forts un design mi-manga mi-BD agréable à regarder et parcourir, une bande sonore accrocheuse et entraînante, une intrigue rythmée bien qu’assez courte, un portage en 1080p réussi, je trouve le jeu vraiment abouti et toujours aussi attrayant. Ces qualités en font à mes yeux un titre incontournable à posséder, quelle que soit la plateforme choisie. Vous m’aurez comprise, moi je l’ai adoré !

Et vous, connaissez vous le jeu ? Si non, comptez-vous vous l’offrir ?