Mon avis sur Le Seigneur des Anneaux : La Guerre du Nord (PC)

M’étant laissée tenter par les dernières soldes Steam mais également laissée convaincre d’y jouer sur PC, je me suis procurée le jeu Le Seigneur des Anneaux : La Guerre du Nord. Sorti il y a déjà 4 ans, il propose une aventure qui se déroule en parallèle des évènements de la trilogie de la Communauté de l’Anneau. La quête principale consiste à empêcher Agandaùr d’envahir et d’asservir tous les peuples libres des royaumes Dúnedain d’Arnor et d’Eriador. Pour se faire, trois héros escortés par un grand aigle, Beleram, seront enrôlés par Aragorn pour affronter nombre d’ennemis au cours d’un périple semé d’embûches.

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N’étant pas spécialement fan des films, je n’aurais pas craqué pour cet opus mais Manu (mon partenaire de jeu) me l’ayant suggéré, nous avons finalement tenté l’aventure. Pour 4,99€, on ne se risquait pas à grand chose. Vous le savez, je ne suis pourtant pas adepte du jeu en coopération mais peut être n’est-ce qu’une question de feeling et qu’il vous faut simplement trouver la personne idéale pour composer LE duo de choc. Pour notre part, nous avons opté pour un mode « coopération en ligne », avec communication Skype en parallèle pour nous coordonner.

Nous nous sommes lancés dans ce petit RPG sans prétention, Manu dans la peau de l’Efle Andriel (étonnant, non ?) et moi dans celle du nain Farin. Niveau IA, nous étions accompagnés d’un archer du nom d’Eradan renommé pour l’occasion « Brad Pitt », « Robin des bois » ou plus simplement « le boulet ». Mais nous y reviendrons plus tard…

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Manu, moi et le « bras-cassé »

Au cours de l’histoire, ce trio atypique de personnages vous permet d’exploiter au mieux les différentes techniques de combat et de découvrir des zones cachées, chacun ayant une particularité et des compétences propres, vous donnant accès à des coups ou des trésors spéciaux. Indépendamment de votre choix de départ, vous pourrez changer de personnage à chaque début de chapitre, ce qui vous laisse la liberté d’alterner et de trouver quel personnage vous correspond le mieux. Le mode coopération semble clairement être le plus adapté pour ce jeu, bien qu’une aventure solo ne vous empêchera pas d’en venir à bout. Vous risquez cependant de vous ennuyer un peu.

Le jeu débute dans l’auberge du Poney Fringant, un lieu conçu pour vous permettre de prendre vos marques. Vous pouvez y trouver des quêtes un peu idiotes, seulement là pour vous familiariser avec les commandes et un miroir pour changer d’apparence, à votre guise. Tout au long du jeu, le modèle reste le même : Dans chaque zone « refuge », vous aurez la possibilité de vendre/acheter de l’équipement (armes, potions, armures) et divers items (elfstones, amulettes) chez un vendeur, mais également de faire réparer vos armes chez le forgeron et d’obtenir des quêtes secondaires auprès des habitants. En cours de quête, des zones lumineuses dites zones « rapides » vous permettront également de vider votre inventaire sans retourner dans les zones refuges ou, au contraire, de voyager vers elles.

La navigation entre les lieux principaux se fait, quant à elle, par le biais d’une carte des « Terres du milieu » qui, bien qu’elle paraisse immense, se limite en fait pour les joueurs à quelques lieux clés comme Fornost, Mirkwood, Gundabad ou encore Fondcombe… Les autres apparaîtront sur la map mais ne vous seront pas accessibles puisqu’ils sont traversés par la Communauté de l’Anneau, dont vous ne faites pas partie. Cependant, que les plus fans d’entre vous se rassurent, vous aurez la possibilité de « tailler la bavette » avec les personnages cultes du SDA tels Frodon, Gandalf, Bilbo, Elrond, Arwen, Légolas ou encore Aragorn qui vous donneront parfois même des quêtes à accomplir. L’univers de Tolkien et de Peter Jackson ont été fidèlement transposés dans le jeu, voix des personnages comprises, ce qui offre un vrai plus à ce volet.

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Petite rencontre avec Frodon…

L’avancée dans les terres se fait selon un schéma plutôt linéaire : ici nul monde ouvert, on ne fait que suivre un chemin trop tout tracé, rendant par exemple quasi-inexistante la notion d’exploration. Vous ne pouvez en aucun cas « couper » dans le décor. J’ai trouvé cela dommage car le jeu offre des cadres et points de vue sublimes, comme vous pouvez en juger sur les screenshots que j’ai réalisés in game. Le charater-design n’est pas en reste et les vilains ont vraiment des gueules à faire peur. Les personnages cultes sont très reconnaissables. L’ensemble du jeu est très détaillé et plutôt joliment réalisé. La bande son n’est pas en reste et offre des musiques et des bruitages plutôt sympa, tout au long du jeu. Il faut bien le reconnaître, on en a pris plein les yeux et les oreilles.

Autre point positif, l’inventaire est bien organisé et relativement fourni. Il vous permet d’aquérir rapidement de l’expérience, d’améliorer vos compétences et votre équipement et même d’échanger des items avec vos acolytes. Cependant, si vous vous êtes bien débrouillés, à mi-jeu vous aurez déjà aquis un équipement au max de sa résistance et de sa puissance. Ainsi, les items que vous trouverez par la suite dans des coffres et autres caisses (bien trop nombreux d’ailleurs) deviendront vite redondants et superflus. On en vient à passer un peu trop de temps à revendre ses trouvailles. (N’est-ce pas Manu ? ;p) Le seul inconvénient est de ne pouvoir gérer l’équipement de l’IA qui semble ne pas évoluer ni le rendre plus utile…

Niveau action, les combats en temps réel sont plutôt dynamiques et bien réalisés, avec parfois un chouette ralenti lors d’un « finish move », des démembrements ou des enchainements de coups vraiment grisants. Certains combats laissent place à quelques surprises, notamment contre les trolls ou des ennemis parfois récalcitrants qui vous tueront en quelques secondes, sans que vous n’ayez le temps de comprendre ce qui vous arrive. L’ensemble des déplacements est plutôt fluide et le gameplay est agréable, proposant des combinaisons de touches faciles à retenir, pour peu qu’on joue avec une manette (ce qui était mon cas mais pas celui de Manu.).

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Ce moment gênant ou je me prends une petite dérouillée par l’ami troll…

Niveau ennemis, ils sont plutôt variés et fidèles à ceux que l’on peut voir dans les films. Les boss des différentes zones, d’apparences variées mais très réussis, sont de difficulté plutôt inégale et pas forcément adaptés à votre niveau au moment ou vous les affrontez. Vous en viendrez cependant toujours à bout, notamment grâce à Beleram, votre compagnon ailé, qui vous sera d’un grand secours et que vous pourrez appeler à l’aide de plumes spéciales. Il en va de même pour les vagues d’ennemis successives qui sont tantôt faciles à passer, tantôt interminables.

Niveau IA, c’est un peu la cata, comme dans la majorité des jeux… Vous pestez sans mal contre un voire deux coéquipiers qui vous laissent vous débrouiller seuls, meurent sans arrêt (et de fait, ne sont plus là pour vous réanimer si nécessaire), regardent les murs pendant une attaque, tirent 1 flèche à la minute sans faire mouche pendant que vous tuez 5 ennemis, restent devant vous alors que vous essayez de tirer avec un minimum de précision et vous font même des réflexions sardoniques quand vous tombez au combat…  Clairement, notre Brad nous a saoulés tout du long et on s’en serait bien passé !

Niveau bugs, le jeu en rencontre pas mal, notamment des bugs de texture et de collision. Manu est également resté bloqué 2 fois dans le décor sans autre choix que de quitter puis rejoindre de nouveau la partie. Les lieux de respawn sont parfois érratiques (à un moment, j’ai même du parcourir une distance juste hallucinante en courant) et on frôle la crise de nerfs quand cela se produit en plein combat. Vous êtes parfois trop loin de votre partenaire pour lui épargner une bonne déculottée. Heureusement, cela n’est arrivé que deux fois et reste exceptionnel. Certains ennemis se retrouvent incrustés dans le sol après avoir rendu leur dernier souffle, mais ça c’est plutôt drôle, pour le coup. Le jeu ne souffre en revanche d’aucun ralentissement, même pendant les cinématiques, ce qui est plus qu’appréciable.

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Il a de la gueule ce géant de pierre, non ?

Les dialogues, plutôt nombreux, n’influent pas sur le cours de l’histoire. Ils vous aident simplement à en apprendre plus sur la guerre qui se joue sur les deux fronts, traitant d’un côté la Communauté de l’Anneau traquée par les chevaliers noirs dans le Mordor et de l’autre, les évènements qui alimentent votre propre aventure. Ils sont cependant un peu trop longs à mon goûts et quelques expressions anachroniques (« Ils étaient de mèche. » WTF !)  viennent un peu gâcher la magie de l’instant.

Enfin, quelques cinématiques spectaculaires viennent enrichir le scénario et ne sont pas pour nous déplaire, bien au contraire. L’intervention de créatures impressionnantes telle les dragons ou certains boss sont vraiment chouettes à regarder.

La durée de vie tient en une quinzaine d’heures. C’est peu mais suffisant au vu d’un scénario peu développé et des quêtes assez restreintes qui se valident naturellement au fil de la quête principale et ne nécessitent que peu de retour en arrière. A la fin du jeu, vous débloquez un niveau de difficulté supérieur qui vous permettra de recommencer l’aventure et de débloquer d’autres trophées/succès ou booster le niveau de vos personnages.

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Sinon, on repart quand ?

Malgré quelques faiblesses, j’ai passé un agréable moment en coop sur ce jeu au fort potentiel, qui n’a simplement pas été exploité à sa juste valeur. Si les débuts sont un peu difficiles, timides et peu engageants, on en vient peu à peu à se prendre au jeu et se laisser porter par l’aventure. Toutefois, c’est un jeu que je vous conseille de faire uniquement en coopération, sous peine de vous ennuyer un peu.

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Voilà pour ce qui est de mes impressions sur ce jeu que je vous conseille si vous le trouvez en promo, notamment pendant les soldes.

6 commentaires

        1. On est tous un peu accro, mais il suffit de se définir un temps de jeu après, même si c’est pas toujours simple.
          Moi je m’épanouis dans le JV parce que je ne fais pas que ça justement. 😉 Il suffit de trouver un équilibre.

  1. Hmmm je me demande si tu aurais eu le même ressenti en jouant seule ?

    Je veux dire par là que le jeu en lui-même a l’air sympathique, avec énormément de références à l’histoire du SdA que nous connaissons, mais l’âge n’aidant pas, les bugs et IA foireuses ne vendent pas du rêve.

    Je suis tout de même allé voir sur quelle plateforme était sorti le jeu, et j’ai été ravi de voir la PS3 mais … comme je ne suis pas un gros joueur PC, l’envie ne sera pas suffisante pour déterrer mademoiselle ^^

    1. Non, c’est pour ça que j’ai précisé que l’aventure devait, à mes yeux, se faire en coop. 😉
      C’est dommage que les points négatifs ressortent visiblement autant dans mon test car ils restent rares comparé à l’expérience de jeu générale que nous avons vécue.
      Sur PS3 il doit être plus cher oui, je ne sais pas si je l’aurais acheté à un prix moins abordable. Mais si tu as l’occasion de le trouver pendant les soldes, saute quand même le pas, il reste chouette dans sa globalité.

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