Je ne sais pas vous concernant, mais pour ma part je me reproche souvent de ne pas être assez moi-même sur mon blog. Vous ne le savez peut-être pas, à moins que vous l’ayez entraperçu sur Twitter ou ailleurs (Vous me stalkez ?), je suis quelqu’un d’assez « barré », comme on dit. Je peux me taper des délires très régulièrement, parfois seule, vanner, faire des jeux de mots toute la sainte journée (comme De Palmas, oui) ou encore péter totalement un câble sans que cela ne transparaisse jamais dans mes billets.

En quelques mots, j’adore amuser la galerie ou simplement me faire rire, moi-même. (Qui a dit que c’était grave ?) Parfois, juste histoire de me défouler. Rire et faire la dingue est pour moi essentiel dans la vie et fait intrinsèquement partie de moi.

C’est un fait pourtant avéré, sur mon blog je n’arrive pas à me lâcher, à être plus légère et à sortir du cadre bien stricte que je m’impose, malgré moi. Certes, je partage ici et avec vous de réelles passions mais ce n’est qu’une infime partie de qui je suis. Seules les personnes très proches de moi (sur le net, ils se comptent sur les doigts d’une main… de moins de 5 doigts…) perçoivent mon degré de folie (pourtant hautement élevé) et savent que je peux partir totalement en vrille.

J’ai déjà essayé d’être drôle dans mes articles, en vain, car je finis toujours par me corriger. J’ai cette peur de ne pas faire rire autant que je l’aimerais et que j’en ai l’habitude dans la vie réelle, de ne pas être comprise et appréciée pour cela. Je ne connais d’ailleurs pas les « codes » pour mettre en scène mon humour et mon côté déjanté par écrit. J’admire les personnes qui en sont capables et dont la plume et les billets sont empreints d’humour parce que c’est ce que je suis, au plus profond de moi et c’est l’image de moi que j’aimerais pouvoir vous renvoyer parfois.

 

Je pense également et surtout que c’est mon côté très « scolaire » quand il s’agit d’écriture – cette impression perpétuelle d’être en épreuve de dissertation – qui m’est le plus handicapant et influe sur ma façon d’écrire ici. De fait, j’ai peur d’être austère, ennuyeuse à lire, de ne pas aller à l’essentiel, de digresser et de broder à n’en plus pouvoir. Pour pas grand chose. Qualité reconnue du journaliste ça, non ? ^^

Vous avez sans doute remarqué que mes billets ne sont pas un exemple de concision… Cela vient aussi du fait qu’écrire est un réel plaisir pour moi : volonté absolue de trouver LE bon mot à mettre sur chaque chose, d’être précise et pertinente, et d’éprouver de la satisfaction quand c’est réussi. Bon, cela reste sans doute appréciable pour certains d’entre vous, et heureusement.

C’est aussi pour cela que, dernièrement, j’avais évoqué le fait de créer un autre blog, en parallèle de celui-ci, afin de me détacher du côté stricte d’iWeblog et de pouvoir m’y livrer et y être perçue différemment. J’avais envie de délirer, d’être moins polie, moins « politiquement » correcte, moins formelle… D’être plus cash et plus drôle, tout simplement, et de me moquer de dépasser certaines limites de langage ou de sujet.

Du coup, j’y réfléchi de plus en plus… Si je me lance, vous en serez de toute manière les premiers informés. Toujours est-il que cela me faisait plaisir de partager cet aspect de moi avec vous, au travers de ce billet.

Aussi, je me demande si certains d’entre vous voient les choses de la même façon, par rapport à leur propre blog. Pensez-vous y être assez vous-même ? Pensez-vous vous cacher derrière un autre vous ? Aimeriez-vous y agir et/ou y être perçu différemment, sans y parvenir ?

Et me concernant, aviez-vous perçu cet autre aspect de ma personnalité ?

J’attends vos réactions !