Un joli portable blanc, cela faisait des années que j’en rêvais. Pour ne rien vous cacher, j’étais tombée amoureuse du célèbre Macbook blanc, puis du Macbook Air, mais un peu moins de leur prix exorbitant, même si cela peut se justifier.

Alors que mon Acer 7720G commençait à montrer des signes de faiblesse (pas d’autonomie, ventilo qui chauffait à mort, pc lourd du haut de ses 3,6 kg, lecteur de cartes SD fatigué…) et que je ne m’en servais plus que pour surfer et bloguer, j’ai commencé à envisager de le remplacer.

Force a été de constater que le Chromebook 14 par HP était “designement” parlant ce qui correspondait le plus à mon envie du moment. Ce n’était donc pas difficile de craquer pour son aspect classe et sa ligne sublime.

ChromebookHP14

Cependant, il m’a fallu y réfléchir un peu car l’idée de passer de Windows 7 à Chrome OS n’était pas forcément évidente ni aisée. Après avoir lu plusieurs tests qui vantaient les mérites du Chromebook, j’ai sauté le pas. Je ne vous le cache pas, trop rapidement par rapport au prix de la bête et au temps que je prends habituellement pour réfléchir à ce genre d’acquisition, d’autant que j’ai finalement lu peu de critiques détaillées du produit.

Malgré tout, j’ai investi et je vais à présent vous dire si je regrette ou pas mon achat. J’ai donc opté pour le Chromebook 14 HP-q000sf blanc neige muni d’une connexion Wifi AC (nouvelle norme à 1Gb/sec). Il existe en effet un modèle Wifi-N, mais au même prix. J’ai tout simplement choisi un Chromebook HP car le design des autres marques (Samsung, Asus et Acer) ne me plaisait pas du tout.

A L’OUVERTURE…

A l’ouverture de la boîte, pas de mauvaise surprise, le portable est magnifique et d’une finesse remarquable. Sa légèreté m’a surprise et pour cause, il ne pèse que 1,8kg et ne fait que 2 cm d’épaisseur. Malgré une finition plastique, et non pas alu, il a fière allure. La coque blanche est soignée aussi, avec un revêtement très agréable au toucher et un logo HP effet miroir vraiment classe.

Sur les tranches, le chromebook dispose de 2 ports USB 3.0, 1 port USB 2.0, un port HDMI, une prise jack et un port de carte SD. Pour les specs techniques, je vous renvoie au site constructeur.

Deuxième bonne surprise, le portable démarre en 3 secs, chrono en main. Ne vous reste qu’à vous connecter à votre box en Wifi (pas de port Ethernet) puis à votre compte Google (Ben oui, pas de Chrome OS sans compte Google !) et… c’est tout ! A chaque redémarrage de la machine, il vous suffira de taper votre mot de passe Google pour ouvrir votre session.

Attention cependant, comme vous n’avez pas accès aux paramètres de la bête avant la 1ère connexion internet, il vous faudra désactiver le filtrage MAC de votre box (si vous en avez un) puisque vous ne connaissez pas encore l’adresse MAC du Chromebook. 

DECOUVERTE DE CHROME OS…

L’environnement Chrome OS est avant tout synonyme de sobriété et de simplicité et cela pourrait ne pas forcément vous plaire : pas de logiciels intégrés, impossibilité d’installer les programmes “classiques”, la majorité des applications sont en fait de simples raccourcis vers des sites en ligne, pas de panneau de configuration (donc pas d’accès aux périphériques) ni d’options de personnalisation (hormis le fond d’écran et la taille de l’affichage)…

Pour ma part, je pensais trouver pas mal d’applications nâtives intégrées à l’OS (et non pas au navigateur) et développées spécialement pour les Chromebook. Il n’en est rien et cela m’a pas mal déstabilisée. On trouve bien quelques logiciels pré-installés comme un lecteur vidéo (dont les codecs sont limités), Gmail, Google Drive, Google Maps, YouTube, Google Keep, Google Agenda, Google+, Hangouts mais vous l’aurez compris, tout nous renvoie évidemment à Google et Chrome.

Par la suite, il m’a fallu trouver des alternatives aux logiciels (retouche photo, ftp, torrents) dont je me sers le plus souvent sur Windows, et je n’ai pas toujours trouvé, mais celles-ci feront l’objet d’un autre billet.

Chrome OS permet également et heureusement l’utilisation d’applications hors-ligne.

Au démarrage, le bureau se compose de 2 éléments principaux :

• Le lanceur d’application : Comme sur Windows, il s’agit d’une fenêtre qui regroupe les icônes renvoyant vers vos applications et comprend également un moteur de recherche effectif dans vos applications, dans votre historique ou sur le moteur de recherche Google.

• La barre d’état : Située en bas à droite de l’écran, cette zone vous donne accès à l’heure, à l’état du réseau et à l’autonomie du portable. Un clic sur le bouton “Paramètres” suffit pour accéder à d’autres options : se déconnecter, changer la disposition du clavier, changer la position de la barre d’état, accéder aux paramètres réseau et bluetooth, contrôler le volume sonore ou même arrêter la machine. L’avatar choisi pour votre session apparaît également dans cette barre. Vous avez également accès à la fonction “Powerwash” qui vous permet de réinitialiser le Chromebook à ses paramètres d’usine.

Le portable ne comportant pas de lecteur/graveur CD et il est impossible d’installer quoi que ce soit via un CD d’installation. De toute façon, vos logiciels et jeux ne seraient pas compatibles avec Chrome OS. Il va donc falloir lister ses priorités lors du choix de son nouveau portable : privilégier les jeux et le travail sur logiciels complexes ou se contenter du surf, de travaux basiques et de la saisie informatique.

Niveau stockage, les 16 Go disponibles peuvent paraître un peu light mais l’utilisation du cloud Google, d’un DD externe ou d’une carte SD HC pallieront sans mal au problème.

Chromebook

NIVEAU MATERIEL…

• Le clavier : il est dans l’ensemble conforme à ce que l’on trouve sur Windows, avec des raccourcis claviers similaires. Il faut toutefois se familiariser avec de nouvelles combinaisons de touches, notamment pour la capture d’écran, le verrouillage des majuscules, les nouvelles touches intégrées au clavier, etc.

• Le Touchpad ou HP Imagepad  : Doté d’un pointage tactile multi-points, la “gesture” programmée est large avec des fonctions qui sont propres à chaque mouvement : effleurement à 2 ou 3 doigts pour naviguer entre les fenêtres de Chrome, accéder à la page précédente/suivante, clic droit remplacé par double-tapotement à 2 doigts etc. Ils s’apprennent et se maîtrisent assez vite, fort heureusement.

Le clavier et le touchpad sont vraiment agréables à utiliser, avec une frappe douce, silencieuse et précise. J’ai cependant préféré ajouter une souris sans fil qui reste pour moi plus confortable à utiliser que le touchpad. Chrome OS supporte heureusement la plupart des souris et claviers du marché.

• La batterie/ L’autonomie : Elle est tout simplement impressionante. La batterie tient entre 7 et 10H selon l’utilisation que l’on en fait. J’avoue avoir été bluffée car je n’étais pas du tout habituée à cela. Bien entendu, cela s’explique par le fait que tout a été optimisé pour la rapidité d’exécution de la machine. Sur ce point, rien à redire, le Chromebook ne souffre d’aucun ralentissement et l’affichage des pages est instantané. Le système dans son ensemble a été bien pensé.

• La webcam : Avec une définition HD et un micro intégré, elle convient parfaitement pour la visioconférence. Cependant, je trouve dommage de ne pouvoir la désactiver. Personnellement je n’en ai pas l’utilité donc je préfèrerai sécuriser tout ça…

• Les hauts-parleurs : Plutôt larges et bien placés, en dessous du portable, ils renvoient une qualité de son tout à fait correcte qui suffit amplement pour le visionnage des vidéos. Toutefois, on privilégiera le casque pour l’écoute de musique.

• L’écran : Il est d’assez bonne qualité même si on aurait apprécié un écran HD. Son format 16/9ème convient parfaitement à sa résolution de 1366 par 768 pixels. A mon goût, il manque cependant de contrastes et de netteté. Sa taille de 14 pouces est plutôt adaptée et suffisante pour une utilisation au quotidien. Il brille un peu trop et les angles de vision sont plutôt restreints mais on s’y fait rapidement et au prix de la machine, on ne peut pas demander le must.

• L’ajout d’une imprimante se fait obligatoirement via Google Cloud Print mais cette fonction est très facile à configurer, notamment si vous avez comme moi une imprimante HP avec une adresse mail ePrint. Il suffit d’entrer l’adresse mail de votre imprimante sur cette page et le tour est joué.

LES BONUS…

Le Chromebook ne nécessite aucun logiciel antivirus ni pare-feu, ce qui est plutôt positif quand on connaît la galère des PC sous Windows qu’il faut sans cesse protéger des nouvelles menaces.

Il ne chauffe pas, même après de longues heures d’utilisation, et n’émet aucun bruit résiduel, ce qui est franchement appréciable.

Il est rapide et réactif et répond parfaitement à toutes les commandes, en quelques secondes. Même le chargement des photos volumineuses sur support SD est quasi-instantané.

Le portable est très maniable et facilement transportable. On ne verra pas d’inconvénient à l’emmener partout avec soi.

Voilà pour ce tour d’horizon du Chromebook d’HP qui compte de nombreux atoûts. Mais puisque je me dois d’être 100% honnête avec vous, il me faut aussi évoquer les quelques défauts de la machine…

LES POINTS FAIBLES…

J’ai peur que la finition plastique s’abîme très vite au fil du temps et je le redoute car je ne pense pas qu’on puisse changer le clavier ou la façade du pc comme cela est possible sur d’autres portables… Le revêtement mat laisse apparaître les traces de doigts, il faut donc nettoyer la coque régulièrement. L’écran attire pas mal les poussières qui adhèrent vraiment à l’écran. Il faut insister pour arriver à les ôter.

Le manque de logiciels intégrés se fait sentir et limite quand même pas mal son utilisation. Avant de creuser davantage et de trouver des alternatives, on a vraiment l’impression d’avoir acquis une banale machine à traitement de texte… Du coup la première impression n’est pas forcément la bonne. C’est exactement ce qui m’est arrivé.

L’incompatibilité de formats plus “complexes” empêche la lecture ou l’édition de documents tiers et cela peut vraiment poser problème si vous en utilisez régulièrement.

La nécessité d’être connecté en permanence pour accéder à ses fichiers est assez contraignante puisque tout passe majoritairement par des services online.

L’impossibilité d’accéder à la configuration des périphériques et donc de les activer/désactiver à son gré me dérange quelque peu.

♦♦♦♦♦♦♦♦

Voilà, je pense avoir fait le tour de cette machine qui, bien qu’elle m’ait laissée un goût un peu amer au début, a finalement su me séduire une fois apprivoisée.

Il me paraît essentiel de préciser que l’utilisation d’un Chromebook n’est pas la même que sur un portable classique, sur Windows ou Mac. Chrome OS se distingue par sa simplicité et son fonctionnement en “autarcie” qui, bien qu’ils soient appréciables, limitent son utilisation à un environnement connecté presque en permanence.

Pour ma part, je suis ravie de mon acquisition et de l’utilisation que j’en fait : Rédaction d’articles, saisie de textes divers, réseaux sociaux, surf Internet, visionnage des vidéos. Par contre je n’aurai plaisir à retrouver mon PC de bureau sous Windows pour tout ce qui touche au design, au graphisme, à la retouche photo ou aux “vrais” jeux. Pour moi, ces deux environnements sont donc plus complémentaires que comparables.

Pour finir, sachez que ce modèle est disponible en rouge corail, bleu turquoise et blanc neige au prix de 329€.

N’hésitez pas à poser toutes les questions qui vous passent par la tête.

A bientôt !