Vous le savez sans doute, il y a 3 semaines j’ai acquis une PS3. C’est une console que je voulais depuis longtemps, rapport aux nombreuses exclusivités PlayStation qui me faisaient de l’œil depuis des mois, dont j’entendais parler et que je regrettais amèrement de ne pouvoir découvrir. Pour ne pas les citer, la Trilogie Uncharted, Heavy Rain, Beyond : Two souls, The last of us, Ni No Kuni et j’en passe…

Maintenant que c’est chose faite, j’ai décidé d’en profiter au maximum et de rattraper le temps perdu. Après Uncharted : Drake’s fortune que j’ai terminé en 2 jours, c’est sur Heavy Rain que j’ai jeté mon dévolu.

Je l’ai également terminé en 2 jours et j’ai décidé de vous donner mes impressions sur le jeu, mais également de vous raconter ma fin puisque nombreux d’entre vous m’ont demandé comment s’était achevée ma partie. En effet, pour ceux qui ne le savent pas, le jeu possède pas moins de 18 fins alternatives, d’où l’intérêt de s’interroger sur la mienne.

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Heavy Rain plante son décor dans une ville de la côte Est des Etats-Unis (calquée sur Philadelphie), au cœur d’une sombre histoire de tueur d’enfants. Ses victimes, de jeunes garçons, sont retrouvées noyées dans de l’eau de pluie cinq jours après leur enlèvement. La signature du tueur n’est autre qu’une orchidée posée sur la poitrine de la victime et un origami posé dans sa main, lui donnant le surnom de tueur aux origamis.

Le joueur se retrouve tour à tour dans la peau de 4 personnages : Un enquêteur du F.B.I. (Norman Jayden), le père de la dernière victime (Ethan Mars), une journaliste (Madison Paige) et un détective privé (Scott Shelby).

 Il n’en fallait pas davantage pour séduire la passionnée d’affaires criminelles que je suis, d’autant que le jeu a été écrit par David Cage que je connaissais déjà au travers du jeu Fahrenheit que j’ai adoré. Heavy Rain en reprend d’ailleurs les codes au point que les 2 jeux sont similaires sur bien des points, notamment au niveau de la narration et d’une mise en scène soignée.

Heavy Rain réunit tous les ingrédients d’un bon jeu, dont on se souvient, mêlant thriller interactif et jeu vidéo. Il alterne entre les phases d’exploration, de dialogues, d’action et les cinématiques à la manière d’un film, ce qui fait que l’on ne s’ennuie pas une seconde, même pendant les scènes de vie quotidienne que nous sommes amenés à “vivre”.

Ce sont également ces scènes banales qui font la force de ce type de jeux, nous permettant de nous identifier parfaitement aux personnages en connaissant leurs pensées les plus intimes et en pénétrant leur foyer. Le Gameplay a d’ailleurs parfaitement intégré cet élément en affectant les pensées des quatre personnages à un bouton de la manette. Ainsi, le joueur peut à tout moment connaître leur état d’esprit.

Ces pensées, en plus de nous en apprendre plus sur les personnages, nous aident à anticiper nos actions et à mesurer les conséquences de nos décisions au sein du jeu. A la manière d’un “livre dont vous êtes le héros”, chacune d’elle influera sur la suite de l’histoire et la résolution de l’enquête.

En effet le jeu est basé sur des choix multiples répondant à une question centrale posée par le tueur “Jusqu’où êtes-vous prêts à aller par amour ?” (En fait pour sauver Shaun, la dernière victime). Allez-vous prendre la décision de vous battre ? De vous rendre ? De tuer ? De céder à vos pulsions ? De vous suicider ?

Le joueur doit en effet faire face à nombre de situations angoissantes, bouleversantes voire critiques, jusqu’au point de non-retour. Au niveau des enquêtes que vous aurez à mener, chacun de vos échecs ou de vos réussites “changera” le cours de l’histoire. Les actions, cruciales ou banales, s’enchevêtrent tellement bien qu’il est difficile de savoir lequel de nos choix fait basculer le scénario et à quel endroit.

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J’ai apprécié que le jeu intègre également des QTE qui accélèrent le rythme du jeu en apportant son lot de stress et d’immersion au joueur. Les interactions avec l’environnement se veulent fidèles aux mouvements réels grâce au stick analogique et à la technologie sixaxis de la manette.

Le rendu des déplacements est assez conforme à la réalité dans le sens où le personnage se déplace par rapport au contexte et non par rapport à ce que souhaite le joueur. Exemple : S’il pleut (ce qui est très fréquent dans le jeu et n’est pas sans rappeler l’ambiance du film “Seven”.), votre personnage préfère naturellement courir pour aller se mettre à l’abris. S’il panique, se sent mal et titube, vous n’aurez d’autre choix que celui d’attendre qu’il se rétablisse, même si vous souhaitez qu’il accélère le pas. A défaut, certains mouvements des personnages sont encore trop rigides, pas vraiment réalistes voire carrément pénibles (les demis-tours par exemple…) , en particulier dans les décors étroits.

Du fait que je ne connaissais pas encore assez bien la manette (après quelques années de XBOX, on se mélange les pinceaux…), certaines de mes actions ne suivaient pas forcément ma volonté première et je le regrette. Au final, je ne sais pas si cela a changé grand chose au scénario auquel j’ai eu droit…

Le passage qui m’a fait le plus stresser, sans trop vous en dévoiler, est celui du labyrinthe ou l’appui simultané sur plusieurs touches se révèle particulièrement complexe, d’autant qu’il faut connaître les touches par cœur et que des erreurs successives vous amèneront à une issue fatale. Pas de panique, même Ethan Mars mort, le jeu continue. Je suis d’ailleurs tentée de le faire mourir volontairement dans une future partie pour découvrir une autre suite et une autre fin. ^^

J’ai été particulièrement bluffée par les mimiques des personnages. Ceci est du aux expressions faciales modélisées sur de vraies personnes (comme dans L.A. Noire pour ceux qui connaissent.). Cela leur apporte une certaine crédibilité et un panel d’émotions plutôt varié.

La bande originale du jeu est remarquablement riche et prenante, et elle illustre à merveille nos émotions.

Les mouvements de la caméra sont également maîtrisés, alternant entre plans larges et plans rapprochés. Les différentes ambiances et l’atmosphère  du jeu se prêtent parfaitement au scénario, plein de suspens et de rebondissements. La réalisation et la mise en scène sont quasi parfaites et l’immersion en est du même coup facilitée.

Concernant les trophées, vous en débloquerez la majorité en suivant le cours de l’histoire. Si certains peuvent se récupérer chapitre par chapitre après l’épisode final, d’autres nécessiteront de reprendre le jeu presque ça zéro. Pour découvrir les 18 fins, n’en parlons même pas ! ^^ Pour ma part, je m’en sors pour le moment avec 47 trophées sur 57.

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Malgré de nombreux points forts, le jeu souffre quand même de quelques faiblesses :

• La présence de quelques stéréotypes concernant le profil des personnages et un scénario trop commun, presque cousu de fil blanc.

• Un jeu trop court à mon goût, accentué par le fait qu’on ne “joue” pas véritablement.

• Un aspect “jeu vidéo”  très en retrait au profit du film interactif.

• Des DLC  abandonnés. (sauf le Chapitre 1 : Le taxidermiste que je n’ai pas encore fait donc chut à ce propos SVP !).

• Malgré les embranchements et fins alternatifs, un manque d’envie de recommencer le jeu. L’histoire perd de son intérêt une fois le coupable démasqué et le scénario déroulé.

• Certains déplacements, grossiers et laborieux.

• Les pensées parfois difficiles à déchiffrer et les actions difficiles à enchaîner à cause notamment d’une mauvaise lisibilité et d’un temps de réflexion trop court (qui concourent au stress, je le sais bien !).

• Un coupable plutôt facile à démasquer.

Malgré cela, Heavy Rain est et restera pour moi l’un des jeux incontournables de la PS3, à la croisée d’un “livre dont vous êtes le héros”, d’Alan Wake, de Seven, de Fahrenheit et de L.A. Noire. Une expérience vidéoludique mémorable et unique qui mérite qu’on s’y attarde. En plus, en 4 ans, le jeu n’a pas trop mal vieilli. ^^

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Vous voulez à présent connaître “ma” fin ? Cliquez ci-dessous.

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Lauren est morte dans la voiture immergée. J’ai laissé mourir Kramer en ne lui donnant pas ses pilules.

Ethan n’a pas bu le poison et il a trouvé l’adresse par déduction, grâce au message téléphonique laissé par le tueur et l’examen de la carte.

Il a sauvé son fils et a tiré sur Shelby après que ce dernier a tenté de tuer Madison. Shelby est tombé.

Norman n’a pas réussi à trouver tous les indices pour se rendre sur les lieux. Il n’était donc pas présent lors de la scène finale.

Cinématiques finales :

Ethan emménage seul avec son fils dans un nouvel appartement.

Norman raccroche du F.B.I pour soigner sa dépendance à la Tripto et s’offrir une vie meilleure.

Madison participe à des shows TV, publie un livre sur l’affaire et une personne étrange (Mais qui est ce Vince bordayyyyl ?!) se rend à sa séance de dédicace puis disparaît…

A noter : Les seuls personnages que j’ai tués de mes mains sont le Docteur qui agresse Madison et Shelby qui meurt à la toute fin après avoir pris une balle par Ethan.

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Et vous alors, qu’avez-vous pensé de ce jeu ?

Avez-vous obtenu la même fin que moi ? Une autre fin ?

Y avez-vous joué plusieurs fois pour en découvrir plus/débloquer d’autres trophées ?