Etant fan de la licence Gears of War depuis le premier opus, c’est avec beaucoup de joie que j’ai accueilli la nouvelle d’un quatrième volet après celui qui devait normalement clôturer une trilogie : Gears of War : Judgment.

L’homme et moi l’avons attendu avec impatience puisque nous adorons y jouer en coop. C’est donc dès le jour de sa sortie que nous nous le sommes procurés.

Gears of War

Avant achat, nous avions entendu parler ici et là des changements qui nous attendaient par rapport aux précédents, mais avions pourtant foi en ce jeu et ses développeurs. Pour la première fois nous avons joué en niveau vétéran puisque la difficulté était assez peu présente.

Malheureusement, j’ai été déçue par le jeu…

Tout d’abord, déçue d’abandonner mon personnage favori et “leader” de la licence que je me plaisais tant à incarner, j’ai nommé Marcus Fenix. Lui et Dom étaient des personnages autrement plus charismatiques et marrants que Baird, Cole, Paduk et Hendrick. Puisqu’il s’agissait d’une préquelle, il fallait s’y attendre, mais la Kilo squad aurait gagné à leur ressembler ne serait-ce qu’un peu…

Déçue donc par un manque cruel d’humour et des remarques/dialogues parfois hilarants qui faisaient la renommée du jeu. Les personnages se contentent de passer ou recevoir les ordres, de décrire les événements ou les scènes auxquelles ils assistent, ils interagissent très peu entre eux sauf pour se dire de “dégager” et ne parlent quasiment pas pendant le combat si ce n’est pour prévenir d’un jet de grenade, d’un rechargement d’arme ou autres détails du genre.

Je vous renvoie notamment aux phrases cultes de GOW 2 dont j’avais même fait un article. Croyez-moi, on en est très loin ! On s’ennuie ferme aux côtés d’une Kilo squad trop “proprette” et je pense que c’est une des raisons qui font que j’ai trouvé cet opus bien fade…

Déçue ensuite par le “découpage” du jeu que j’ai trouvé beaucoup trop “haché” et linéaire et dont le déroulement suivait un schéma trop évident : vague d’ennemis, gros méchant, progression, vague d’ennemis, gros méchant, progression et cela jusqu’à la fin du jeu. Le scénario manquait clairement de nuances et de transition et nous n’avons été que rarement surpris au sens propre du terme.

Nul besoin de ruser ou de réfléchir pour franchir certaines étapes : on alterne entre se mettre à couvert, courir et bourriner à mort, c’est amplement suffisant. Il s’agit ni plus ni moins d’un mode horde organisé en semblant d’épisodes, trop similaires et on a l’impression de faire toujours la même chose. Les membres de la coop’ ne se séparent jamais, mis à part 5 minutes dans le jeu et l’immersion n’a pas été totale contrairement aux précédents. La difficulté est assez peu présente, les niveaux courts et le challenge facile à relever même en mode vétéran.

Déçue également par l’environnement du jeu et les décors qui, même s’ils ont conservé un chouette design et cette atmosphère propre à la licence, manquaient cruellement de diversité. On se contente ici d’une succession de gros bâtiments, de cours et d’entrepôts et surtout de “marche à pieds”. Dans les précédents opus, on se souvient de passages en hélico, en véhicule militaire, sous la terre, à dos de bestiole et même à l’intérieur d’une créature ! Ici, rien de tout cela, on a fait le strict minimum et on se contente de tout parcourir à pieds.

Même les musiques du jeu m’ont paru plus fades et moins nombreuses, ne servant finalement qu’à accompagner l’action de manière plutôt discrète.

Gears of War

Pour sauver les apparences, il y a quand même des aspects du jeu que j’ai su apprécier, notamment les missions “déclassifiées” qui permettent de choisir ou non une difficulté supplémentaire comme l’imposition de certaines armes, l’absence de munition, un chronomètre, davantage d’ennemis ou des ennemis plus costauds.

Elles servent bien le scénario et l’histoire “de base” puisqu’elles présentent les failles de l’intervention des membres de l’escouade et le pourquoi de ce jugement. J’ai également aimé l’idée du “procès” en elle-même et les cinématiques qui, heureusement, relançaient parfois l’intrigue, à défaut “d’action” à proprement parler. De nouveaux ennemis et de nouvelles armes font leur apparition, comme le sérapède  (un scolopendre à tuer en le contournant puisque son point faible est sa queue), le breechshot, le markza ou encore les tourelles de défense qui vous facilitent trop considérablement la tâche.

Les locustes, maulers, kantus et autres ragers ont toujours un tronche à faire peur et nous incitent sans mal à les réduire en bouillie ou à répondre à leurs phrases/attaques assassines. Ils ont encore une fois de la gueule et certains sont plutôt coriaces : cela nécessite de bien les connaitre pour trouver leur points faibles et riposter avec l’arme adéquate. Bon, le lance grenade fait aussi très bien l’affaire ! ^^

Vous pouvez également choisir d’incarner tout à tour les 4 personnages de l’escouade mais sans que cela n’apporte quoi que ce soit de différent dans les combats ou dans le déroulement du jeu, ce qui en fait finalement un élément de détail.

Le mode histoire se terminera en quelques 10/12 heures, ce qui reste classique pour un opus de GOW et malheureusement, ce ne sont pas les missions déclassifiées qui rallongeront la durée de vie du jeu. Le boss final présente également trop peu de challenge, bien qu’un peu plus que celui du 2 qui lui était le plus ridicule de la franchise.

gears of war

Vous l’aurez compris, les points positifs sont trop peu nombreux et ne suffisent pas à hisser le titre au niveau de ses prédécesseurs. N’ayant pas testé le mode multi et n’ayant terminé que le mode histoire, je ne peux en parler mais cet opus de Gears m’aura vraiment déçue, par bien des aspects. C’est de loin le moins bien de la saga et je le qualifierai sans mal d’épisode de trop, ressemblant davantage à un gros DLC qu’à un jeu en lui-même. Reste à espérer que si prochain il y a, les développeurs sauront s’inspirer des critiques pour nous offrir mieux.

Et vous, vous en avez pensé quoi ?