Je n’ai pu résister à l’envie de me procurer Super Pokémon Rumble 3DS  le jour de sa sortie le 2 décembre dernier. Fan de la licence depuis les premiers opus sur DS, c’était un réel plaisir de les retrouver sur 3DS. Je ne vous parlerai en aucun cas de la version WiiWare duquel il est adapté puisque je ne le connais pas, mais je vous propose en revanche un test assez complet de cette version.

L’histoire : Vous incarnez un propriétaire de jouets pokémon et vous les envoyez au combat dans le but d’en capturer un maximum et de battre la Rouille Sombre qui a volé la rosée lumineuse (qui soigne les pokémons) pour l’utiliser à son propre compte et ramener à la vie les méchants pokémons.

Jusque là, rien de bien différent, une histoire plutôt enfantine et un mode « Attrapez-les tous » que l’on connait bien. Cependant, ici l’histoire n’est autre qu’un prétexte à une immense arène de combats. En effet, ces derniers sont au centre du jeu et ils ont été bien pensés. En plus des combats classiques en temps réel dans différents secteurs et régions, vous aurez droit à des combats par équipe, à 3, des batailles frontales avec vos pokémons les plus forts et des batailles royales en solo ET  chronométrées. Tout a été fait pour contrer l’effet de lassitude du à une linéarité incontestable. Ici, on ne fait pas dans le détail, on se bat, on frappe, on fonce dans le tas, faisant de ce jeu un véritable défouloir. Il n’en reste pas moins accrocheur dans la mesure ou l’on a toujours envie d’aller plus loin pour avoir une chance de battre le boss final. Toutefois, on reproche le fait de ne pouvoir faire monter nos pokémons en puissance comme c’est le cas dans les opus classiques.

Pour en venir à bout, il m’aura fallu 18h et il me reste un étage bonus à plier. Une durée de vie plus que correcte quand on tient compte du fait que je n’ai fini chaque secteur qu’une seule fois et que j’ai attrapé 541 pokémons sur 717 rencontrés. Pour être sûr de tous les avoir, vous pourrez recommencer les zones à l’infini en changeant régulièrement de pokémon. En effet, pour chaque secteur, vos adversaires changent en fonction de votre type et de vos capacités. Dans certains secteurs, vous en aurez parfois des dizaines à combattre en même temps, ce qui rend le soft vraiment dynamique et vous obligera à ruser.

Les techniques de combats nous sont familières puisqu’il s’agit principalement de sortir les bonnes capacités au bon moment et suivant le type des adversaires, mais elles tiennent aussi beaucoup à la stratégie. En effet, au cours des combat, vous pouvez changer de pokémon 3 fois. A vous de voir si vous en changez juste avant de mourir pour garder vos 3 changements pour le boss de fin de niveau ou si vous tentez le tout pour le tout en risquant de sacrifier un pokémon en étant forcé d’en changer. De même qu’il vous faudra changer de pokémon au bon moment au risque de vous faire tuer pendant ce changement puisque vos adversaires continuent d’attaquer.

Les retours en ville permettent toujours de soigner ses pokémons (mais soi-même en bénéficiant du pouvoir de la rosée lumineuse d’une fontaine se trouvant sur la place du village), de vendre des pokémons (cette fois, votre équipe n’est absolument pas limitée en nombre), de débloquer des pokémons puissants, d’acheter des capacités via des distributeurs et à l’aide de pièces récoltées au combat, de visiter votre boutique, de parler avec d’autres pokémons afin d’en savoir plus sur les plans de Cobaltium et de ses acolytes et enfin, de jouer en coopération avec un joueur possédant également le jeu.

J’ai été surprise de lire dans différents tests que le jeu pouvait lasser au bout d’un temps de jeu supérieur à 1h30 car une fois dedans, j’avais personnellement du mal à décrocher.

Le jeu est très dynamique et les musiques concourent parfaitement à cette ambiance. Elles sont assez nombreuses et vraiment agréables à écouter. Les graphismes sont soignés, les villages sympathiques même si l’on aurait aimé des décors plus détaillés et variés. Chose que j’ai particulièrement apprécié : l’angle de la caméra est parfaitement adapté au jeu et dans le cas où un décor cache un ennemi, il apparaît quand même en transparence, ce qui nous permet de bien viser et de progresser sans difficulté. La 3D n’est pas essentielle dans le jeu mais elle apporte de jolis effets de perspective et elle rend les combats et les cinématiques plus immersifs. Le gameplay est simpliste et la prise en main vraiment aisée.

On reconnait parfaitement les pokémons modélisés dans leur version « jouets » à remonter et l’univers Pokémon est fidèle à ce dont on a l’habitude : monde coloré, bruitages amusants, fluidité et fraîcheur.

Si la difficulté n’est pas de mise, il n’en reste pas moins que certaines zones (surtout à la fin) se révèlent corsées et vous devrez parfois vous y reprendre à plusieurs fois. Les régions sont divisées en plusieurs secteurs et si vous perdez au boss de fin, vous devrez repartir de zéro. Toutefois, je ne suis pas restée bloquée plus de quelques minutes et en choisissant les bons pokémons, vous ne pourrez qu’en venir à bout. Il vous faudra parcourir les secteurs dans le bon ordre pour progresser, mais cela vous est indiqué par des pokémons que vous croiserez au fil de votre quête.

Des raccourcis (symbolisés par une taupe) sont accessibles pour rejoindre une ville plus aisément et soigner les pokémons « abîmés » entre deux régions.

Je me suis beaucoup amusée et je regrette de l’avoir terminé. Je pense recommencer quelques secteurs histoire de découvrir d’autres pokémons et finir complètement le jeu puisqu’il parait qu’au dernier étage de la tour, m’attendent de pied ferme des pokémons très puissants…

Pour conclure, je vous le conseille si vous aimez particulièrement cette licence et que le côté linéaire ne vous rebute pas trop. Il saura vous séduire par ses côtés fun, dynamique et sans prise de tête. Super Pokémon Rumble est un jeu divertissant à souhait et totalement addictif !