SOUPEEEEEUUUR MARIO FRIDIIIIILAAAAIIIINE-DE ! C’est Mario qui le dit comme ça, c’pas moi ! 😉

Trêve de plaisanterie, il m’aura donc fallu un peu moins de 15h pour compléter Super Mario Land dans sa totalité et convaincre Bowser de renoncer à la Princesse Peach… jusqu’à la prochaine fois.

191216Une durée de vie plutôt bonne comparée aux 6 petites heures plutôt répétitives et ennuyeuses de Tintin (sur 3DS) et encore correcte face aux 40h merveilleuses de Zelda Ocarina of time 3D. Un juste milieu pour un jeu qu’on ne manquera cependant pas de faire une seconde fois juste pour obtenir toutes les étoiles. Mon impression générale se résume donc en trois mots : addictif et bien pensé.

Pour commencer, je dois avouer que j’étais plutôt sceptique concernant ce jeu étant donné que je déteste Super Mario Bros., qu’il s’agisse de la version Wii ou de la version DS. Trop de linéarité, un gameplay parfois crispant, une difficulté inégale sur les niveaux, des passages carrément énervants, des déplacements limités et parfois approximatifs, un décor 2D peu élaboré Oui, je sais, je suis trop difficile.

Ce qui m’a conforté dans l’idée d’acheter cet opus, c’est donc bien évidemment la dimension étendue des décors, abordée de deux manières différentes : des mondes conçus en 3D et tout en perspective conjugués à la 3D de l’écran de la DS. J’ai beaucoup apprécié de pouvoir me déplacer et sauter partout dans ces derniers à la façon d’un Mario 64 pour profiter au maximum des lieux colorés et des détails qui ont été bien (re)travaillés. Les seules commandes de Saut, Avant et Arrière en 2D me frustraient vraiment dans SMB et limitaient l’expérience à enchaîner les difficultés sans réel plaisir ni possibilité de prendre le temps de tout (aperce)voir… Dans SM3DL, au contraire, on prend le temps de tout regarder, de tout explorer et de tester les nombreux déplacements et capacités revus à la hausse. De plus, le chrono nous en laisse largement le temps.

La diversité des décors y est pour beaucoup dans mon avis final. Ils ont chacun leur particularité et leur technique de progression, multipliant les thèmes et les « méchants » tous plus soignés et chouettes les uns que les autres. J’ai notamment beaucoup aimé le monde labyrinthique des taupes et celui, chaotique, des manoirs hantés. Il faut l’avouer, tout est fait pour faciliter notre progression comme de nombreux bonus temps (symbolisés par des chronomètres), des blocs « Feuille » pour la transformation en Tanuki, (indispensable dans certains mondes), des blocs « Fleurs » pour lancer des boules de feu mais aussi une « Feuille d’or » (offerte après un nombre certain de vies perdues) pour passer le monde en mode « invincible » et un bloc « Ailes » permettant d’aller à la fin du monde sans se prendre trop la tête (sur ce coup-là, je ne vois pas l’intérêt…).

Ce choix tranché s’explique certainement par le fait que les créateurs ont voulu privilégier le côté « détente et amusement » plutôt que le côté « crise de nerfs et stress », le rendre accessible à tous les niveaux de joueurs et tous les âges, mais aussi par le fait qu’il serait dommage de ne pas profiter du jeu dans ses moindres détails. Un réel effort a été fait pour coller à l’univers déjà connu de Mario tout en innovant pour re-susciter un effet de surprise et de renouveau de la licence auprès des joueurs. Là où le jeu joue également sur la simplicité : le joueur redémarre toujours en Super Mario après un Game Over et on peut quitter un niveau non terminé pour le recommencer plus tard, et cela sans perdre ses bonus.

Tous les mouvements des précédents opus sont ici jouables : saut en longueur, roue, charge au sol, saut mural et saut accroupi et on peut davantage appréhender les distances grâce à la 3D, ce qui offre un confort incomparable concernant les jeux de plateformes, notamment lors des sauts.

Les niveaux sont assez courts et entrecoupés de niveaux bonus. On peut ainsi rendre visite à Toad dans sa champi-maison et bénéficier d’un cadeau qui nous aidera dans notre aventure. Chaque monde se conclut par un boss ridiculement facile à battre. Là se trouve d’ailleurs un des bémols concernant ce jeu. Un effort de difficulté aurait pu être fait, au moins en ce qui concerne les transitions entre les mondes. Le boss final est même jouable en une seule fois et on trouve cela bien trop facile et trop court.

Quelques nouveautés sont au programme comme le costume Boomerang qui permet d’attaquer les ennemis à distance, l’hélice qui permet de sauter et voler dans les airs sur des plateformes suspendues ainsi que des promontoires d’où vous pouvez observer, à l’aide de jumelles avec zoom, un Toad qui s’égosille et qui jette un bonus ou une médaille/étoile en fonction de votre niveau.

Le jeu se compose de 8 mondes de 6 niveaux chacun ainsi que de 8 mondes spéciaux à 6 niveauxégalement mais seulement accessibles une fois le jeu « de base » terminé.

Ces 8 derniers niveaux sont toutefois et nettement plus difficiles: temps plus limité, ennemis cachés, champignons toxiques, nécessité de jouer en mode « turbo », mini « black-Mario » toxique qui vous poursuivra tout au long du niveau pour vous attaquer et vous compliquer la tâche…. Ils comportent aussi de nombreuses surprises comme le fait de pouvoir contrôler Luigi (débloqué à la fin du monde spécial n°1 en appuyant sur la touche « L ») et d’avoir accès au costume Tanuki de pierre.

Le jeu se déroule au son des morceaux et musiques les plus connus de la licence dont certains ont été modernisés. Les mélodies sont plaisantes et concourent parfaitement à l’ambiance et la particularité de chaque niveau. Les graphismes sont très jolis, assez nets et ils ont un beau rendu général. Le tout est vraiment appréciable et à l’aide du pavé directionnel, on peut même régler la profondeur des décors selon 2 niveaux. Tout est fluide et le joystick facilite aussi grandement les déplacements.

Pour résumer, je dois dire que j’ai beaucoup aimé le jeu et que je le referai avec plaisir histoire d’obtenir toutes les médailles. La 3D est parfaitement exploitée, la perspective des décors offre un confort de jeu indéniable, les musiques sont entraînantes, on retrouve avec plaisir des bonus et des mouvements mis de côté dans certains opus et la diversité des mondes et des déplacements fait qu’on ne s’ennuie pas un seul instant. Aucune impression de lassitude tout au long du jeu et c’est vraiment un de ses points forts. Les 8 niveaux spéciaux rehaussent la difficulté et permettent de ne pas conclure sur une note négative pour ceux qui apprécient les challenges.

Le mot de la fin : Un jeu sympathique, accessible à tous les gamers et très divertissant qui manque cependant un peu de challenge dans sa première partie.