Il m’aura fallu pas moins de 40h de jeu pour terminer Zelda Ocarina of time 3D et ses quelques quêtes annexes.

Quarante heures de pur plaisir à redécouvrir les plaines d’Hyrule, à visiter des villages aux multiples facettes, à pénétrer des temples à la difficulté inégale, à combattre des ennemis et des boss parfois récalcitrants, à récolter des items, à me perdre au détour d’un couloir ou d’une salle… mais aussi à me creuser les méninges et à rencontrer des personnages tous plus attachants et sympathiques les uns que les autres, Ganondorf et autres « méchants » mis à part…

Ocarina of time

Ne connaissant pas du tout son prédécesseur sorti sur Nintendo 64, cet opus était pour moi totalement nouveau et plein de fraîcheur. Bien évidemment, on y retrouvait nombre de points communs avec Zelda Twilight Princess auquel j’ai joué sur Wii, au niveau du décor principalement.

Je ne vais pas vous en faire un test dans le détail puisque nombre de ceux-là ont déjà été postés sur divers blogs, mais seulement vous parler de mes impressions et des quelques surprises qui agrémentent et enrichissent le jeu.

Comme pour tous les Zelda, le jeu a été soigné, bien pensé et travaillé jusque dans les moindres détails : des graphismes aux morceaux de musique, en passant par le gameplay parfois original et innovant (grâce au gyroscope et à l’effet 3D) et les déplacements et mouvements fluides et toujours réactifs, d’une bonne précision. Les décors sont magnifiques et on prend un réel plaisir à y évoluer, l’effet 3D ajoutant sur la beauté des lieux qui s’en trouvent embellis de par leur profondeur.

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La difficulté générale du jeu m’a semblé très abordable même si deux boss se sont révélés un peu durs à battre. Mais la difficulté tenait davantage à mon état de fatigue qu’à une réelle complexité… Vous savez, le genre de passage sur lequel vous passez des heures à vous énerver et à manquer de jeter votre DS contre un mur pour finalement réussir le lendemain, du premier coup ! Rien de mieux qu’une bonne nuit de sommeil pour botter les fesses d’un boss.

J’ai aussi bataillé quand j’avais besoin de certains items devenus impossibles à trouver : j’avais besoin de flèches à un moment précis et comme par hasard, je n’en trouvais plus nulle part (alors que je ne trouvais que ça avant d’en avoir réellement besoin). Et sans, impossible d’avancer… De quoi me faire perdre un temps considérable à ressortir d’un temple pour aller me ravitailler à la boutique ou au village le plus proche ! Je me rappelle bien avoir eu le même souci dans Twilight princess : je ne dois donc pas m’équiper correctement (améliorations des contenants notamment)…

Le combat final contre Ganondorf s’est révélé très décevant et beaucoup trop aisé à mon goût. Ca m’a rappelé le boss de Gears of War 2… Quelques coups bien placés et quelques roulades et c’en était fini de l’affreux méchant.

Les bruitages concourent à une ambiance totalement immersive même si certains peuvent vite devenir irritants : les espèces de mouettes au château m’ont bien cassé les oreilles !

La présence de l’Ocarina pour l’apprentissage et l’utilisation des chants est une très bonne idée en soi. Il devient vite indispensable au déroulement du jeu et tient un rôle aussi primordial que les différentes armes récoltées tout au long de l’aventure. L’instrument s’inscrit parfaitement dans l’univers enchanteur de Zelda et les mélodies sont très plaisantes à écouter.

Les voyages dans le temps via le Temple du Temps permettent quelques subtilités tout au long du jeu et vous aideront également à résoudre les quêtes annexes en anticipant quelques-uns des chemins que vous devrez prendre et des items que vous devrez utiliser pour vous en faciliter l’accès.

Les petites phases « d’infiltration » était pour moi une totale nouveauté dans le jeu mais étaient bien trop rares à mon goûts. Les différents passages secrets, fontaines aux fées et « trous » à découvrir constituent presque une quête à part entière puisqu’ils sont nombreux et vous permettent d’acquérir des bonus non-négligeables.

La possibilité également de découvrir quelques « easter eggs » chers au créateurs de jeux chez Nintendo, notamment l’apparition d’un décor issu de Mario aperçu au travers d’une fenêtre dans la cour intérieure du Château de la princesse ou des posters, fidèles aux artworks du futur Zelda Skyward Sword, disséminés à divers endroits. Je vous laisse toutefois le soin de les découvrir par vous-même.

Une des quêtes annexes nous permet notamment de récupérer la pierre de souffrance (Il suffit de retourner dans la maison des skulltulas à Cocorico une fois que vous avez collectées au moins 20 skulltulas d’or. La pierre vous sera alors offerte par l’un des frères auxquels vous pouvez parler).

A la toute fin du jeu, après le générique, vous pourrez débloquer le mode Master Quest, vous offrant des défis beaucoup plus relevés et des donjons quelque peu différents, de quoi vous offrir encore quelques heures de jeu si vous vous en sentez capables.

J’ai donc pu explorer le jeu en long, en large et en travers, jusqu’à sa quête la plus basique (pêcher le plus gros poisson) et je dois dire que j’ai vraiment adoré ce jeu, autant que les opus précédents sur DS ou que Twilight Princess sur Wii.

Cependant, je regrette que l’on ne puisse pas faire une sauvegarde après avoir battu Ganondorf,Hyrule restant irrémédiablement plongée dans le chaos, tant qu’on ne retourne pas dans le passé. Ainsi, on peut combattre Ganon à l’infini mais on reste du même coup sur un sentiment d’inachevé…

Je reviendrai vous en toucher deux mots quand j’aurai reçu deux goodies en rapport avec le jeu, mais je n’en dis pas plus pour le moment…

Je ne saurais donc que trop vous le conseiller car c’est bel et bien un jeu incontournable de la console portable et pour le moment et jusqu’à décembre, le seul qui vaille vraiment la peine de craquer pour la 3DS.