Au détour de mes pérégrinations sur le net, j’ai pu tomber sur un site vraiment original qui a suscité tout mon intérêt tant j’ai trouvé le concept fun et actuel. Voilà pourquoi je tenais absolument à vous en toucher deux mots .

Savez-vous que tout prêt de la foule qui déambule dans les rues bondées de nos villes, qu’entre les lampadaires et autres cabines téléphoniques, que près des jardins clos et autres bancs publics se cachent de petits objets geek qui n’attendent qu’une seule chose, que nous, petits êtres toujours connectés et avides de découvertes, les trouvions ?

Le concept dont je vous parle est né de l’esprit d’un artiste nommé Aram Bartholl qui trouvait que le partage peer-to-peer auquel nous sommes habitués, beaucoup trop impersonnel et « technique », pourrait également revêtir un côté artistique (dans le même esprit que le street art) et original en se déroulant toujours de façon anonyme mais légale (puisque pas de partage via internet) et sensiblement différente puisqu’il faudrait désormais quitter son nid douillet  afin de participer à l’expérience. C’est de cette idée folle que sont nés les Dead-drops !

dead drops

Les dead drops sont tout simplement des clés USB scellées dans les murs par des gens comme vous et moi (ou pas en fait… Qui sait ? Ca fait peur en fait quand on y pense… Bref, passons !) dans des lieux publics et dont le seul but est de partager à la manière d’un réseau peer-to-peer des fichiers et des données que vous possédez et souhaitez faire découvrir aux autres : un film qui vous a plu, une photo que vous appréciez, une de vos chansons préférées, une de vos créations personnelles ou même tout cela à la fois…

 Ce concept nécessite de vous connecter avec votre PC à cette clé scellée dans la pierre et d’en récupérer le contenu, le laisser accessible ou le remplacer, au choix. Pour ceux qui découvriraient le concept par hasard  en tombant sur la dite clé, un fichier texte sera également présent pour leur décrire le concept comme je suis en train de le faire dans cet article. Non parce que bon, croiser des clés USB fichées dans le mur, ça n’arrive pas tous les jours non plus hein, et il serait légitime de se demander comment elles sont arrivées là…

Le site Dead drops vous donne le mode d’emploi pour installer vos propres clés mais présente également une carte de recensement des Dead drops  déjà mis en place. De quoi vous prendre pour un Jack Sparrow version urbaine partant à la chasse au trésor ! Certains dead drops sont présents à Paris, dans d’autres villes de France mais également dans le monde entier ! Fascinant non ?

 Alors si je suis parvenue à titiller vos neurones, à faire frétiller vos synapses (Quoi ça ?), je vous donne rendez-vous sur le site où vous pourrez découvrir plus avant le concept ainsi que des vidéos explicatives. Personnellement, je trouve l’idée extra et qui sait quelles choses intéressantes l’on pourrait découvrir au détour des rues…

Dans le même esprit, le site Wireless Dead drops (ou Widrop) a vu le jour, avec le même concept, à la différence près qu’il y ajoute une option : la couverture wifi qui permet d’accéder au contenu de la clé via un terminal mobile.

dead drops

J’avoue avoir pensé à créer mes propres Dead drops car il n’y en a actuellement pas à Dijon. Si l’aventure vous tente par chez vous, faites-le moi savoir !

Comme quoi, avec une clé USB, on peut tous un peu changer le monde qui nous entoure ! Bon ok, on n’va pas faire la Révolution non plus, mais c’est déjà pas mal dans un monde qui manque parfois de folie.